Décidemment cette année sera mon année "météo trail" Apres Vulcain et les moins 10° et la tempète au sommet  du Puy de Dome, après l(UTCO et les 34° à l'ombre de fin mai, j'ai eu, à nouveau, à en décodre avec une météo atypique.

Parti sous la chaleur du 8 juillet à 7h00 du matin, ma course s'est achevée sous un long et violent orage de saison, 80km plus loin, 3000 M de D+ et D- dans les jambres et 16h26 plus tard.

Un superbe trail à faire quelque soit la distance choisie. Souvent les montées comme les descentes sont très techniques! La chaleur m'imposera de partir avec 2 litres d'eau à chaque ravitaillement. Je pense avoir bu plus de 10 litres d'eau en 16h00

http://s491898378.siteweb-initial.fr/ultra-trail-80-kms/

Mes évènements de course: je suis parti avec une légère apréhension quant aux barrières horaires (à l'UTCO j'ai été arrêté au 66ème km) Du coup mon départ n'a pas été très prudent et je passe la premère BH avec 55 mn d'avance...J'ai poursuivi sur cette bonne acdence de trailer pour finir au Mont Beuvray en 7h45 de course (42 km et 1600 de D+ et D-) mais seulement 4(mn d'avance sur la BH.

 

Quelques km plus loin,  premier incident notable avec l'apparition de douleurs intercostales coté gauche... je m'arrête plusieurs minutes le temps qu'elles cessent mais je gamberge et pensent à l'abandon. D'autant qu'il fait plus de 30° à l'ombre. Mais finalement je me relance et décide de ralentir la cadence. A la troisème BH je conserve 1h00 de marge. J'ai 4h00 pour finir 13km et 400D

Mais voilà cette année est mon année "météo trail"...le ciel se met à nous tomber sur la tête (La course des 12km qui devait partir vers 21h30 est annulée!) Pour les trailers de l'Ultra (ceux qui comme moi n'en ont pas fini) tout devient très compliqué. Le balisage résiste mal, la vision nocturne est largement brouillée par la douche, les montées abruptes de la forêt se transforment en glissades et descentes. La fatigue me fait ressemblé à un escargot collé à la glaise et à l'humus. Malgré cela vers 22h30 j'ai un regain de forme inexpliqué comme si plus rien ne pouvait plus  me fatiguer. Je me redresse sur les batons et retrouve une marche active digne de ce nom.

Finisher: les rues de Chateau Chinon sont désertes. L'arche, le système de chronométrage et la tente de ravitaillement n'ont pas résisté à la tempète, ni les spectateurs...restent quelques bénévoles pour prendre mon dossard, vérifier que je tiens debout et me souhaiter...bonne nuit.

 

 

 

 

 

Commentaires   

BERNARD alias Emile Pattes
0 #2 BERNARD alias Emile Pattes 24-07-2017 07:36
Bravo pour ta course vécue une nouvelle fois avec des conditions épouvantables et épuisantes pour les organismes. Et à la fin... toujours la volonté de ne rien lâcher et d'aller jusqu'au bout.
Merci pour ce récit qui permet aux 1000 pattes de suivre tes aventures
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Hub
0 #1 Hub 20-07-2017 09:12
bravo Bernard pour ce nouveau périple réalisé dans des conditions dantesques, le corps a parfois des sursauts inexpliqués où les moindres ressources resurgissent pour accomplir l'exploit.
merci pour ton poignant récit.
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